Anita Szigeti for Bencher : Fighting for Legal Aid in Ontario

Vote for me and join a conservationist effort!  Let’s prevent the extinction of a recently endangered species:  the legal aid lawyer.

The only way that the most marginalized and vulnerable citizens can afford to be represented in Court and before tribunals is by way of Legal Aid certificates. Senior members of the bar have, historically, provided first-class representation to such clients. In recent years we have seen an exodus of experienced counsel from Legal Aid. In addition to being marked by chronic underfunding and appallingly low hourly rates of pay, Legal Aid is increasingly micro-managed in its day-to-day operations in the name of “efficiency.” This approach restricts the ability of legal aid lawyers to provide zealous advocacy for their clients, especially in the criminal defence context, where most of LAO’s budget is spent on services. Legal Aid’s focus on quality of services and support for lawyers who provide those services must not be compromised in the pursuit of saving the Attorney General money wherever and however possible.   I am keenly interested in ensuring that due process and trial fairness do not fall victim to an over-enthusiastic approach to cost-cutting.

I have been puzzled as to why these issues do not appear to be on the radar of Law Society business.  They tend to get addressed mostly through advocacy by Lawyers’ Associations and occasional bouts of boycotting.  However, the problem of defence counsel being impeded in their ability to defend clients because of limitations imposed on their budgets, or of good lawyers refusing to accept legal aid certificates altogether, are not lawyer compensation issues.  Rather, they become access-to-justice issues that adversely affect poor people’s chances of getting a truly fair trial. As our Court of Appeal has noted:

Effective assistance by counsel also enhances the adjudicative fairness of the process in that it provides to an accused a champion who has the same skills as the prosecutor and who can use those skills to ensure that the accused receives the full benefit of the panoply of procedural protections available to an accused.[1]

A defence lawyer who is not funded to obtain transcripts of a preliminary inquiry to put to witnesses at trial is a “champion” whose wings have been clipped.  In my opinion, these issues fall squarely within the mandate of the Law Society, which is the following:

The Law Society governs legal service providers in the public interest by ensuring that the people of Ontario are served by lawyers and paralegals who meet high standards of learning, competence and professional conduct, and by upholding the independence, integrity and honour of the legal professions for the purpose of advancing the cause of justice and the rule of law.

I don’t know why the Law Society has not examined the state of Legal Aid in this province.  As a bencher, I will find out.  I will work very hard to ensure that low-income Ontarians continue to be able to access justice in our Courts.

It is not the case that I only care about this one issue, to the exclusion of all others. My primary focus is on the legal aid crisis because I see it as having a domino effect that exacerbates all other issues facing the profession: articling positions, foreign-trained lawyers, graying of the bar, equity and diversity at the bar – success on many of these fronts ultimately depends on a healthy and vibrant legal aid plan.  At the very least, more stable funding of legal aid would improve the plight of not only clients of legally aided services but also those lawyers prepared and willing to work hard on behalf of marginalized and diverse client populations.

Here is why I’d make a good bencher:  I have a healthy dose of common sense.  I like to get things done.  I would be a fair but firm adjudicator on discipline matters.  My professional track-record reflects principled and reasonable positions taken on policy matters and fearless advocacy on behalf of clients.*  For more on this, see: http://on.fb.me/eQZFtd http://www.lawtimesnews.com/2011bencherelection/Candidates/Anita-Szigeti.html

Thank you for voting for a progressive, polite but firm voice at Convocation.

Anita Szigeti

*Plus, I could organize that bencher car-pool in a jiffy.


[1] R. v. JoanisseR. v. G.D.

* Photo by Phil Brown

Statement in French:

Cher(ère)s collègues,

Votez pour moi et joignez vous aux efforts de conservation ! Aidez à prévenir l’extinction d’une nouvelle espèce en péril : l’avocat de l’aide juridique !

Les certificats d’aide juridique sont la seule façon pour les citoyens les plus vulnérables et marginalisés d’être représentés devant la cour et les tribunaux. Traditionnellement, les membres les plus seniors du Barreau représentaient de tels clients. Mais depuis les dernières années, nous avons vu un exode des avocats les plus expérimentés de l’aide juridique. Et en plus d’être au prise avec des problèmes chroniques de sous-financement et une rémunération horaire extrêmement basse, l’aide juridique est maintenant en proie à la micro-gestion de ses activités quotidiennes au nom de « l’efficacité ». Cette approche restreint dangereusement la capacité des avocats de l’aide juridique à fournir un plaidoyer convainquant pour leurs clients, et ce, tout spécialement dans le contexte de la défense criminelle, où la majorité du budget de l’aide juridique de l’Ontario est dépensé en services. Je veux m’assurer que l’emphase de l’aide juridique, en ce qui a trait à la qualité des services et le soutient des avocats qui fournissent ces services, ne soit pas compromise au profit d’une économie pour le procureur général. Je suis entièrement dévouée à tout mettre en œuvre pour que l’application régulière et l’équité des procès ne soit pas victimes d’une approche trop enthousiaste d’économie des coûts.

Je suis médusée de voir que ces questions n’apparaissent pas à l’agenda des affaires du Barreau. Celles-ci ont davantage tendance à être abordées par le biais de plaidoyer venant d’association d’avocats ou de boycotte passager. Pourtant, le problème des avocats de la défense ne pouvant pas défendre leurs clients à cause de limitations de budget, ou encore de bons avocats qui refusent d’accepter les certificats d’aide juridique ne sont pas des questions d’ordre compensatoire pour les avocats. Il s’agit plutôt de questions fondamentales qui ont trait à l’accès à la justice pour les plus démunis, les empêchant d’avoir droit à un procès juste et équitable. Comme le mentionne d’ailleurs la Cour d’appel :

« Le droit à l’assistance effective d’un avocat favorise également le caractère équitable du processus décisionnel en ce qu’il adjoint à l’accusé un défenseur possédant les mêmes compétences que le poursuivant, compétences qui peuvent servir à faire bénéficier l’accusé de toute la panoplie des mesures de protection procédurale disponibles. »[1]

Un avocat de la défense qui n’est pas payé pour obtenir les transcriptions de l’enquête préliminaire pour mettre des témoins à procès est un champion à qui l’on a coupé les ailes. Je crois fondamentalement que ces questions sont de la responsabilité du Barreau, tel que stipulé dans leur mandat :

« Le Barreau du Haut-Canada a pour mission de réglementer les avocats et les parajuristes dans l’intérêt public en veillant à ce que les avocates, les avocats et les parajuristes, qui sont au service de la population de l’Ontario, répondent à des normes élevées en matière de formation, de compétence et de déontologie, dans le but de promouvoir la cause de la justice et la primauté du droit. »

Je ne comprends pas pourquoi le Barreau n’a pas encore examiné la question de l’état de l’aide juridique dans cette province. En tant que conseillère, je répondrai à cette question. J’y travaillerai d’arrache pied pour assurer que les Ontariens les plus démunis continueront d’avoir accès à la justice dans nos cours.

Par contre, il serait faux de dire que cette question est ma seule et unique préoccupation, au détriment de toutes les autres. Mon objectif principal est celui de la crise de l’aide juridique, parce que je crois qu’elle entraine un effet domino qui exacerbe plusieurs autres problèmes auxquels notre profession doit faire face : les stages, les avocats formés à l’étranger, le vieillissement du Barreau, ainsi que l’équité et la diversité au sein du Barreau. Mais pour remporter plusieurs de ces batailles, un plan d’aide juridique solide est essentiel et critique. Ou à tout le moins, un financement plus stable de l’aide juridique améliorerait non seulement le sort des clients de l’aide juridique, mais aussi des avocats qui sont prêts à travailler fort pour la cause des plus marginalisés et des diverses populations.

Voici pourquoi je ferai un bon conseillère: j’ai une bonne dose de bon sens. J’aime accomplir des taches et atteindre des objectifs. Je serais une arbitre juste mais ferme sur les questions de discipline. Mon passé professionnel reflète mes prises de positions sur les politiques et mon plaidoyer convaincu pour mes clients.*

Pour de plus amples renseignements voir : http://on.fb.me/eQZFtd ,  http://www.lawtimesnews.com/2011bencherelection/Candidates/Anita-Szigeti.html

Merci de voter pour une voix progressiste, polie, mais ferme lors de la Convocation.

Anita Szigeti

*En plus, je pourrais organiser le covoiturage des conseillères en un éclair.


[1] R. v. Joanisse (p. 15) and R. v. G.D.B (para 25)

* Photo par Phil Brown


Advertisements

About anitaszigeti

• Called to the Bar (1992) • U of T Law grad (1990) • Sole practitioner (8 years) • Partner in small law firm (Hiltz Szigeti) since 2002 • Mom to two astonishing kids, Scarlett (8) and Sebastian (5) • (Founding) Chair of Mental Health Legal Committee for nine years (1997 to 2006) • Counsel to clients with serious mental health issues before administrative tribunals and on appeals • Former Chair, current member of LAO’s mental health law advisory committee • Educator, lecturer, widely published author (including text book on consent and capacity law) • Fifteen years’ experience as counsel to almost exclusively legally aided clients • Frequently appointed amicus curiae • Fearless advocate • Not entirely humourless
This entry was posted in Uncategorized and tagged . Bookmark the permalink.

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s